Accueil » islam » La source boueuse du Coran

La source boueuse du Coran

Dans le Coran, aux versets 83 à 86, Muhammad évoque les exploits d’un certain Zul-Qarnayn :

Et ils t’interrogent sur Zul-Qarnayn. Dis: «Je vais vous en citer quelque fait mémorable».
Vraiment, Nous avons affermi sa puissance sur terre, et Nous lui avons donné libre voie à toute chose.  Il suivit donc une voie. Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse, et, auprès d’elle il trouva une peuplade [impie]. Nous dîmes: «Ô Zul Qarnayn! Ou tu les châties, ou tu uses de bienveillance à leur égard».-

Le verset 86 dit que Zul-Qarnayn a trouvé le soleil qui se couchait dans une source boueuse.

Selon l’exégète al Tabari, les musulmans n’étaient pas d’accord sur la bonne lecture de ce verset : certains récitaient « dans une source boueuse » tandis que d’autres récitaient « dans une source chaude ». Mais l’essentiel est que le soleil a été « trouvé » se couchant dans une source, qu’elle soit chaude ou de boue, située sur terre.

Comment est-il possible que le soleil ait été trouvé en train de se coucher dans une source terrestre ?

Pour répondre à ce « miracle » scientifique du Coran, les apologistes musulmans, au contact avec la science occidentale, prétendent que Zul-Qarnayn a vu le soleil disparaître derrière l’horizon, et que l’horizon était la mer. C’est donc une vision d’optique qui est décrite par le Coran. Mais cela n’est pas l’opinion des érudits du Coran. Pour eux, Zul-Qarnayn a suivi la connaissance divine elle-même et il a trouvé le soleil se couchant dans une source boueuse. Le terme coranique utilisé est « trouver » et non « voir ». Ce terme est important car « trouver » est défini dans les dictionnaires arabes comme étant le fait de « connaître et réaliser », non pas voir. Il ne s’agit pas de vision humaine.

Un tel verset qui contient une absurdité aussi grande peut-il être l’œuvre d’un Dieu qui possède par définition la connaissance sur toute chose ? Certainement pas. Et le révérend Zakaria Boutros, parfait arabophone, a trouvé dans un ancien recueil de poèmes nazaréens l’origine de ce verset douteux et son auteur. Il s’agit d’un certain Umayya ibn Abi Salat.

Umayya Ibn Abi Salat était un poète contemporain de Muhammad. Ce dernier l’appréciait bien qu’il refusait de se convertir à l’islam. Dans l’un de ses poèmes, il dit :Featured image

La ressemblance entre ce poème de la « jahiliya » et le verset coranique est frappante. Et encore plus si on cherche à savoir qui est ce fameux Zul-Qarnayn… Pour le savoir, lisez cette article ou regardez cette vidéo de l’intervention du révérend Zakaria Boutros sous-titrée en français.

Publicités

3 commentaires

  1. AslamTaslam dit :

    Pourtant, les exégètes musulmans des premiers siècles ont défendu bec et ongles le fait que le soleil se couchait réellement dans une source de boue terrestre. Versets coraniques et hadith à l’appuie.

    J'aime

  2. AslamTaslam dit :

    Je vois que vous ne répondez pas sur ce plagiat et préférez fuir sur la bible. Lamentable.

    J'aime

  3. Islam&analyse dit :

    Faux, Ibn Hazm etc… qualifie d’ignorant même les gens qui avait de la science qui disait que le Soleil se couche dans la boue,bref, zakaria ? lol vous me faîte rire !

    Concernant le plagiat, vous auriez pu donner des sources, c’est beau des références, et des images mais.

    Ibn Hazm (mort en l’an 1064 de l’ère chrétienne / an 456 de l’ère hégirienne), écrivait : « Dieu a informé que le soleil vogue dans une orbite [Coran 36/40] et qu’il est un flambeau placé dans l’espace céleste [Coran 25/61] » « Si donc [ce verset 18/86 voulait dire] que le soleil disparaît dans une source dans la terre, comme le prétendent les ignorants, ou dans la mer, alors (cela voudrait dire que) le soleil a quitté (le lieu qui lui est assigné) dans le ciel et est sorti de son orbite. Or ceci est faux, car contredisant la parole de Dieu [= les versets 36/40 et 25/61] » (Al-Fissal fi-l-milal wa-l-ahwâ’ wa-n-nihal, tome 1 p. 357).

    La même chose peut être comprise à propos de cet autre verset coranique : « Il a fait descendre du ciel une eau, puis a fait sortir par son moyen toutes sortes de fruits comme nourriture pour vous » (Coran 2/22). 20 autres versets (cf. Anwâr ud-dirâyât) disent la même chose : la pluie descend du ciel.

    Mais un autre verset existe qui dit aussi : « Avez-vous considéré l’eau que vous buvez ? Est-ce vous qui l’avez fait descendre du nuage ou est-ce Nous ? » (Coran 56/68-69) ; voir aussi 78/14.

    Les versets du premier groupe sont donc à comprendre à la lumière de ceux du second : comme le disent ceux-ci, c’est du nuage que la pluie tombe ; mais du point de vue de l’homme qui se trouve sur terre, sous l’averse, la pluie lui semble « tomber du ciel » ; cela a donc été la formulation coranique dans les autres versets. (Il est vrai, cependant, que certains ulémas, par manque de connaissances en sciences temporelles, ont fait la démarche inverse : ils ont lu les versets du second groupe à la lumière de ceux du premier : selon eux, c’est réellement du ciel que la pluie descend, mais avant d’arriver sur terre elle passe par le nuage, ce qui ralentit son cours et son débit : Hâshiyat us-Sâwî, cité dans Anwâr ud-dirâyât, p. 14. Bien évidemment, d’un point de vue scientifique, cette explication-là n’est pas plausible. C’est l’autre démarche qui est correcte.)

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :