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Category Archives: islam

Al Azhar, un rempart contre l’extrémisme?

Nouvelle vidéo de Kafer Sharqi postée sur sa chaîne YouTube. Nous vous présentons ici sa retranscription, légèrement modifiée.


 

Kafer Sharqi: Al Azhar est une université-mosquée fondée au Xe siècle. D’abord chiite, aujourd’hui sunnite, cette institution est l’un des plus importants foyers de l’enseignement islamique d’Egypte, peut-être même de tout le monde musulman. Sans doute le plus célèbre.

Vers la fin du 19e siècle, Al Azhar comptait déjà plus de 360 professeurs et plus de dix mille étudiants.  Aujourd’hui, via son réseau d’écoles, Al Azhar forme quelques deux millions d’étudiants.

De nombreuses personnalités musulmanes de premier plan y ont été formées :  comme Hassan Al Banna, le fondateur des frères musulmans, le cheikh Youssef al Qaradaoui (celui-là même qui justifie les attentats kamikazes), le cheikh Abdallah Azzam, père spirituel du groupe terroriste Al Qaeda. Il y a obtenu un doctorat en droit musulman. Ou encore le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Amin Al Husseini, grand ami d’Hitler qui l’a installé dans une villa à Berlin. Le mufti avait même eu droit à une station radio à partir de laquelle il s’adressait au monde musulman, en plusieurs langues, pour lui expliquer combien l’islam et le nazisme étaient proches.

Ces quelques personnalités donnent un peu une idée du type de formation dispensée à Al Azhar.

Des intellectuels égyptiens ou arabes dénoncent régulièrement cette institution.  Pour Sayyed Al Qimni, il faut placer Al Azhar sur la liste des organisations terroristes. Au cours d’une conférence organisée en Belgique, en 2016, Al Qimni a dénoncé plusieurs livres mis en avant par Al Azhar et qui font la promotion de l’esclavage, du viol des femmes captives ou qui justifient tout simplement la pédophilie.

Al Azhar attaque régulièrement en justice ceux qui osent dénoncer ces monstruosités.

Voici un manuel de droit shafiite enseigné encore aujourd’hui dans les écoles d’Al Azhar que je tenais à montrer, à titre d’exemple précis. Il est destiné aux élèves de troisième secondaire, soit à des adolescents.

Son auteur est al Shirbiniy, il est décédé en 1570. Dans ce livre, on apprend, entre autres énormités, qu’il est tout simplement permis de se frotter le derrière avec les feuillets de la Torah et de l’Evangile, puisque ces livres sont falsifiés.

Voilà ce qu’apprennent les jeunes élèves musulmans dans les écoles d’Al Azhar alors même que l’Egypte compte environ 10 millions de chrétiens.  Faut-il s’étonner si ensuite ces chrétiens sont la cible d’attentats terroristes quasi quotidiennement ?

Le plus révoltant ensuite c’est d’entendre Al Azhar condamner ses attentats et de voir les médias francophones reprendre en chœur ses condamnations, posant ainsi Al Azhar comme institution modérée.

 

 

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Deux anciens activistes musulmans ont fini par quitter l’islam

Chassé de YouTube et Twitter, retrouvez-moi ailleurs!

En l’espace de quelques jours, ma page YouTube et mon compte twitter (avec plus de 6 000 abonnés) ont été supprimés. Je perds ainsi le contact avec de nombreuses personnes, aussi bien musulmanes que non musulmanes avec qui je discutais régulièrement mais uniquement à travers ces deux plateformes.

Vous pouvez retrouver mes vidéos ailleurs, sur vid.me par exemple. N’hésitez pas à télécharger ces vidéos et à les partagez sur vos propres pages et comptes.

L’infanticide des filles dans l’Arabie préislamique

Par Kafer Sharqi, (cliquez ici pour aller sur sa page YouTube)


L’infanticide des filles est évoqué dans plusieurs versets coraniques (Coran, 16 :58-59, Coran, 43 :17, etc.). Le Coran condamne et interdit cette pratique. Pour beaucoup de musulmans, cette interdiction montre à quel point l’islam a honoré la femme alors que l’Arabie préislamique tuait ses filles à la naissance.

Oui, car les sources islamiques affirment, à partir de ces versets, que les païens arabes pratiquaient l’infanticide des filles. Ils les enterraient vivantes.

Dans leur « Coran pour les Nuls », Malek Chebel et Soheib Sultan affirment que dans l’Arabie préislamique, il était même « très commun » de tuer les petites filles (page 203). Les sites islamiques en français reprennent cette affirmation, sans jamais apporter aucune preuve, si ce n’est le Coran et la tradition islamique. Même la page Wikipédia nous apprend que c’était quelque chose de « largement pratiqué », avant l’établissement de la culture islamique. Comprenez : heureusement que l’islam est arrivé pour mettre un terme à cette pratique barbare. Il est évident que cet article a été réécrit par la propagande islamique, comme elle a l’habitude de le faire. Mais c’est un autre sujet.

Ici, la question est de savoir si l’infanticide des filles étaient une pratique « courante » dans l’Arabie préislamique, comme le prétendent ces différents textes islamiques. (suite…)

Épouser une chrétienne? Oui. L’aimer? Non.

Traduction d’un prêche du cheikh salafiste Yasser al Borhamy mis en évidence dans un épisode de « Question audacieuse » consacré à la culture de la haine répandue en Egypte. Cette haine qui pousse des terroristes à poser ensuite des bombes dans les églises du pays. Cliquez ici pour regarder cet épisode complet, en arabe.


Cheikh Yasser al Borhamy : « Et le musulman marié à une chrétienne doit la détester mais il peut avoir des relations sexuelles avec elle. Et c’est quelque chose de très commun. Regardez, un individu qui viole une femme, est-ce qu’il l’aime vraiment ou veut seulement avoir un rapport sexuel ? Il couche avec elle pour son corps, il aime son corps mais en fait, il ne l’aime pas elle, sinon il ne l’aurait pas violé.  Il peut donc coucher avec elle sans l’aimer.  C’est donc possible. Et le musulman, comme je l’ai déjà dit, doit la détester. Il n’y a pas de doute à ce sujet dans l’islam.

« Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours » (Coran, 58:22)

Que va-t-on faire de ce verset ?  L’origine de l’amitié est l’affection et l’amour et c’est l’opinion de tous les linguistes. Et Allah a dit : « Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. » (Coran, 5:51).  Que va-t-on faire de ce verset ? « Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; » Que doit-on faire de ce verset-ci ? Que doit-on faire de ces versets ?

Et l’époux musulman doit montrer à son épouse qu’il la déteste à cause de sa foi, car elle est mécréante. Malgré cela, il doit la traiter avec gentillesse pour l’inciter à se convertir à l’islam. Car notre seigneur nous a permis d’épouser/forniquer avec les chrétiennes mais il ne nous permet pas de les aimer à cause de leur mécréance. Quand le mari musulman rentre à la maison, il ne salue pas sa femme chrétienne en premier, mais ses enfants musulmans. Ou alors il dit un « salam aleykoum » général mais il ne vise que les musulmans parmi les gens dans la maison.

Chez nous le principe veut qu’il y ait chez soi des musulmanes, mais si un homme y trouve une « kitâbiyya » (adepte du livre = chrétienne ou juive), c’est elle qui doit le saluer: elle prend l’initiative, et il lui répond. »

Frère Rachid – Où va le moudjahid quand il est tué?

Nous venons de traduire une nouvelle vidéo (cliquez-ici pour la regarder) du Frère Rachid.


Frère Rachid: Où va le martyr ou moudjahid? Tous les groupes islamiques et tous les religieux qui font la promotion du djihad citent ce verset:
« Ne pensez pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus »

La première question ici: Y a-t-il une préférence ici? Les infidèles ne sont-ils pas vivants aussi après la mort selon vous, musulmans? Donc « Ne pensez pas que les mécréants qui ont été tués, soient morts. Au contraire, ils sont aussi vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus » Mais ce n’est pas le sujet.

Le point crucial consiste à savoir où va le martyr musulman après la mort, selon ce verset, ses exégèses et les recueils de hadith. Beaucoup pensent que le martyr [musulman] va directement à la rencontre des vierges, des autres martyrs, du prophète et de ses compagnons. Certains terroristes célèbrent même un mariage avant de se faire exploser, pour se préparer pour leurs vierges. D’autres envoient leurs salutations avec eux aux compagnons du prophète, etc. D’autres encore pensent que le martyr meurt en souriant parce que dans ses derniers moments il voit les vierges et certaines des joies du paradis. Donc il sourit de joie!  Bien sûr, c’est un non-sens, parce que le sourire est lié aux changements qui se produisent dans les muscles du visage dans les derniers moments. Et vous pouvez voir cela sur de nombreux visages de personnes décédées, dans toutes les religions toutes les sectes et toutes les sociétés, sans exception. Mais les trompeurs veulent faire croire que c’est un miracle réservé aux moudjahidin musulmans.

(suite…)

Frère Rachid – Le Coran honore-t-il la femme?

Nous venons de traduire une nouvelle vidéo du Frère Rachid quant à la place du nom des femmes dans le Coran, et plus généralement, quant à la place des femmes dans l’islam.



Frère Rachid
: Pourquoi le Coran ne mentionne aucun nom de femme ? Il n’existe aucun nom de femme mentionné dans le Coran sauf un. D’aucuns diront que c’est « Myriam » (Marie). Une sourate porte le nom de Myriam. Mais Myriam était très connue à l’époque, elle était l’exception ? Le Coran l’a mentionnée exceptionnellement car c’était une personne sacrée chez les chrétiens. Le christianisme était la religion dominante au Moyen Orient à cette époque. Mais qu’en est-il des autres femmes?

Quand le Coran cite la femme de Loth (Coran, 66:10), il dit simplement « femme de Loth ». Mais il ne mentionne jamais son nom. La même chose concernant la femme de Pharaon (Coran, 66:11). Idem pour la femme de Al-Aziz (Coran, 12:30) et la femme de Noé (Coran 66:10).

Elles sont toujours mentionnées par un nom masculin et non par leurs propres noms. Et c’est toujours le cas aujourd’hui dans le monde arabe. Le nom de la femme est un quasi-interdit chez beaucoup. Encore de nos jours on dit: Oum (la mère de) Ahmad, Oum Mouhammed, Oum Ali et on ne prononce pas son nom, pourquoi ?

Car mentionner son nom et non celui d’un homme est une honte. Même que l’homme quand il parle de sa femme, il dit Hourma (l’espace interdit), en Egypte Al-Gama’a (le groupe) ou au Maroc Moualin-Al-Dar (les gens de la maison). Et chez certains cheikhs Ahli (ma famille) ou Ahlou-Bayti au pluriel pour ne pas citer le nom de la femme. Pourquoi ? Car la femme est méprisée dans l’environnement où est né le Coran. Elle est inférieure à l’homme. Et le Coran est le fruit de cet environnement.

Il n’a pas mentionné le nom de la femme car elle ne mérite pas d’être mentionnée dans un livre « saint ». Allah est trop sacré pour qu’il prononce le nom d’une femme.

Alors il la mentionne par un suffixe masculin. Par exemple « les femmes du Prophète ». Ou bien il mentionne Zayd mais ne mentionne pas Zaynab. Il dit « Garde pour toi ton épouse » (Coran, 33:37). Ou « Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, nous te la fîmes épouser ». Elle ! Elle qui ? quel est son nom ? Elle ! c’est juste un pronom personnel. Elle ne mérite pas d’être mentionnée mais on mentionne un nom masculin à la place, Zayd.  Alors que l’histoire toute entière tourne autour d’elle. (suite…)