Accueil » islam

Category Archives: islam

L’infanticide des filles dans l’Arabie préislamique

Par Kafer Sharqi, (cliquez ici pour aller sur sa page YouTube)


L’infanticide des filles est évoqué dans plusieurs versets coraniques (Coran, 16 :58-59, Coran, 43 :17, etc.). Le Coran condamne et interdit cette pratique. Pour beaucoup de musulmans, cette interdiction montre à quel point l’islam a honoré la femme alors que l’Arabie préislamique tuait ses filles à la naissance.

Oui, car les sources islamiques affirment, à partir de ces versets, que les païens arabes pratiquaient l’infanticide des filles. Ils les enterraient vivantes.

Dans leur « Coran pour les Nuls », Malek Chebel et Soheib Sultan affirment que dans l’Arabie préislamique, il était même « très commun » de tuer les petites filles (page 203). Les sites islamiques en français reprennent cette affirmation, sans jamais apporter aucune preuve, si ce n’est le Coran et la tradition islamique. Même la page Wikipédia nous apprend que c’était quelque chose de « largement pratiqué », avant l’établissement de la culture islamique. Comprenez : heureusement que l’islam est arrivé pour mettre un terme à cette pratique barbare. Il est évident que cet article a été réécrit par la propagande islamique, comme elle a l’habitude de le faire. Mais c’est un autre sujet.

Ici, la question est de savoir si l’infanticide des filles étaient une pratique « courante » dans l’Arabie préislamique, comme le prétendent ces différents textes islamiques. (suite…)

Épouser une chrétienne? Oui. L’aimer? Non.

Traduction d’un prêche du cheikh salafiste Yasser al Borhamy mis en évidence dans un épisode de « Question audacieuse » consacré à la culture de la haine répandue en Egypte. Cette haine qui pousse des terroristes à poser ensuite des bombes dans les églises du pays. Cliquez ici pour regarder cet épisode complet, en arabe.


Cheikh Yasser al Borhamy : « Et le musulman marié à une chrétienne doit la détester mais il peut avoir des relations sexuelles avec elle. Et c’est quelque chose de très commun. Regardez, un individu qui viole une femme, est-ce qu’il l’aime vraiment ou veut seulement avoir un rapport sexuel ? Il couche avec elle pour son corps, il aime son corps mais en fait, il ne l’aime pas elle, sinon il ne l’aurait pas violé.  Il peut donc coucher avec elle sans l’aimer.  C’est donc possible. Et le musulman, comme je l’ai déjà dit, doit la détester. Il n’y a pas de doute à ce sujet dans l’islam.

« Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours » (Coran, 58:22)

Que va-t-on faire de ce verset ?  L’origine de l’amitié est l’affection et l’amour et c’est l’opinion de tous les linguistes. Et Allah a dit : « Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. » (Coran, 5:51).  Que va-t-on faire de ce verset ? « Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; » Que doit-on faire de ce verset-ci ? Que doit-on faire de ces versets ?

Et l’époux musulman doit montrer à son épouse qu’il la déteste à cause de sa foi, car elle est mécréante. Malgré cela, il doit la traiter avec gentillesse pour l’inciter à se convertir à l’islam. Car notre seigneur nous a permis d’épouser/forniquer avec les chrétiennes mais il ne nous permet pas de les aimer à cause de leur mécréance. Quand le mari musulman rentre à la maison, il ne salue pas sa femme chrétienne en premier, mais ses enfants musulmans. Ou alors il dit un « salam aleykoum » général mais il ne vise que les musulmans parmi les gens dans la maison.

Chez nous le principe veut qu’il y ait chez soi des musulmanes, mais si un homme y trouve une « kitâbiyya » (adepte du livre = chrétienne ou juive), c’est elle qui doit le saluer: elle prend l’initiative, et il lui répond. »

Frère Rachid – Où va le moudjahid quand il est tué?

Nous venons de traduire une nouvelle vidéo du Frère Rachid. Cette vidéo peut être visionnée sur Youtube en cliquant ici.


Frère Rachid: Où va le martyr ou moudjahid? Tous les groupes islamiques et tous les religieux qui font la promotion du djihad citent ce verset:
« Ne pensez pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus »

La première question ici: Y a-t-il une préférence ici? Les infidèles ne sont-ils pas vivants aussi après la mort selon vous, musulmans? Donc « Ne pensez pas que les mécréants qui ont été tués, soient morts. Au contraire, ils sont aussi vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus » Mais ce n’est pas le sujet.

Le point crucial consiste à savoir où va le martyr musulman après la mort, selon ce verset, ses exégèses et les recueils de hadith. Beaucoup pensent que le martyr [musulman] va directement à la rencontre des vierges, des autres martyrs, du prophète et de ses compagnons. Certains terroristes célèbrent même un mariage avant de se faire exploser, pour se préparer pour leurs vierges. D’autres envoient leurs salutations avec eux aux compagnons du prophète, etc. D’autres encore pensent que le martyr meurt en souriant parce que dans ses derniers moments il voit les vierges et certaines des joies du paradis. Donc il sourit de joie!  Bien sûr, c’est un non-sens, parce que le sourire est lié aux changements qui se produisent dans les muscles du visage dans les derniers moments. Et vous pouvez voir cela sur de nombreux visages de personnes décédées, dans toutes les religions toutes les sectes et toutes les sociétés, sans exception. Mais les trompeurs veulent faire croire que c’est un miracle réservé aux moudjahidin musulmans.

(suite…)

Frère Rachid – Le Coran honore-t-il la femme?

Nous venons de traduire une nouvelle vidéo du Frère Rachid quant à la place du nom des femmes dans le Coran, et plus généralement, quant à la place des femmes dans l’islam.



Frère Rachid
: Pourquoi le Coran ne mentionne aucun nom de femme ? Il n’existe aucun nom de femme mentionné dans le Coran sauf un. D’aucuns diront que c’est « Myriam » (Marie). Une sourate porte le nom de Myriam. Mais Myriam était très connue à l’époque, elle était l’exception ? Le Coran l’a mentionnée exceptionnellement car c’était une personne sacrée chez les chrétiens. Le christianisme était la religion dominante au Moyen Orient à cette époque. Mais qu’en est-il des autres femmes?

Quand le Coran cite la femme de Loth (Coran, 66:10), il dit simplement « femme de Loth ». Mais il ne mentionne jamais son nom. La même chose concernant la femme de Pharaon (Coran, 66:11). Idem pour la femme de Al-Aziz (Coran, 12:30) et la femme de Noé (Coran 66:10).

Elles sont toujours mentionnées par un nom masculin et non par leurs propres noms. Et c’est toujours le cas aujourd’hui dans le monde arabe. Le nom de la femme est un quasi-interdit chez beaucoup. Encore de nos jours on dit: Oum (la mère de) Ahmad, Oum Mouhammed, Oum Ali et on ne prononce pas son nom, pourquoi ?

Car mentionner son nom et non celui d’un homme est une honte. Même que l’homme quand il parle de sa femme, il dit Hourma (l’espace interdit), en Egypte Al-Gama’a (le groupe) ou au Maroc Moualin-Al-Dar (les gens de la maison). Et chez certains cheikhs Ahli (ma famille) ou Ahlou-Bayti au pluriel pour ne pas citer le nom de la femme. Pourquoi ? Car la femme est méprisée dans l’environnement où est né le Coran. Elle est inférieure à l’homme. Et le Coran est le fruit de cet environnement.

Il n’a pas mentionné le nom de la femme car elle ne mérite pas d’être mentionnée dans un livre « saint ». Allah est trop sacré pour qu’il prononce le nom d’une femme.

Alors il la mentionne par un suffixe masculin. Par exemple « les femmes du Prophète ». Ou bien il mentionne Zayd mais ne mentionne pas Zaynab. Il dit « Garde pour toi ton épouse » (Coran, 33:37). Ou « Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, nous te la fîmes épouser ». Elle ! Elle qui ? quel est son nom ? Elle ! c’est juste un pronom personnel. Elle ne mérite pas d’être mentionnée mais on mentionne un nom masculin à la place, Zayd.  Alors que l’histoire toute entière tourne autour d’elle. (suite…)

Frère Ismaël – la torture par le feu dans l’islam

Nous venons de traduire une nouvelle vidéo (cliquez) du Frère Ismaël, un ex converti à l’islam.


Frère Ismaël: Bonjour! L’islam interdit-il la torture par le feu? Nous savons tous que les combattants de l’Etat islamique ont brûlé vivant un pilote musulman jordanien; et à une autre occasion, ils ont brûlé vif un groupe de musulmans chiites. Le chef de l’État islamique Abu Bakr al-Baghdadi connaît l’islam parce qu’il a un doctorat en études islamiques. Si l’islam interdit de brûler les gens, pourquoi ses soldats le font-ils?

Eh bien, le Coran leur a fourni une justification pour cette action. Voyez-vous, dans leur raisonnement le pilote a mené des missions de bombardement contre l’Etat islamique. En le brulant vif, ils lui ont donc donné une punition équivalente aux bombardements puisque le Coran chapitre 16 verset 126 dit: « Et si vous punissez, infligez une punition égale au tort qu’il vous a fait. »

Dans ma dernière vidéo intitulée « prier à la mosquée », j’ai fait référence à une source islamique qui disait que Muhammad brûlait ou avait l’intention de brûler les Musulmans qui ne priaient pas en congrégation à la mosquée. Et comme nous l’avons constaté dernièrement aux infos, cette affirmation de Muhammad a eu une mauvaise influence sur des Musulmans.

Certains Musulmans ont répondu à ma vidéo en affirmant que Muhammad ne voulait pas littéralement brûler ces gens, mais qu’il utilisait seulement une hyperbole. Pour vérifier cette affirmation, nous avons besoin de découvrir si Muhammad a réellement brulé des gens. Y a-t-il vraiment un lien entre Muhammad et l’État islamique en ce qui concerne cette pratique barbare ? Voyons ce que disent les sources islamiques. Alors, si vous êtes Musulman, vous allez probablement penser que je citerais des extraits de la Sirat Rassul Allah, une des premières biographies de Muhammad, nous informant, à la page 515, que Muhammad a torturé un juif nommé Kinana en le brûlant.

Non, je vais me référer à un autre récit, qui raconte un acte de Muhammad particulièrement cruel et brutal, qui est la torture et le meurtre de huit hommes.

Dans Sahih al-Bukhari vol. 4 hadith n°3018, nous lisons:

Un groupe de huit hommes de la tribu d’Ukl est venu au Prophète et ils ont trouvé le climat de Médine inapproprié pour eux. Alors, ils dirent: « O Apôtre d’Allah, donnez-nous du lait ». L’apôtre d’Allah a dit: « Je vous recommande de vous joindre au troupeau de chameaux. » Alors ils allèrent boire l’urine et le lait des chameaux jusqu’à ce qu’ils deviennent sains et gras. Puis ils tuèrent le berger et chassèrent les chameaux, et ils devinrent des infidèles après avoir embrassé l’islam.  Quand le Prophète fut informé, il envoya quelques hommes à leur poursuite, et avant que le soleil ne se lève, ils furent arrêtés et amenés, et il ordonna que leurs mains et leurs pieds soient coupés. Puis il a ordonné d’apporter des clous qui ont été chauffés pour les passer sur leurs yeux. Puis ils ont été laissés dans al-Harra (c.-à-dire une terre rocheuse à Médine). Ils ont demandé de l’eau, et personne ne leur a fourni d’eau jusqu’à ce qu’ils soient morts.

Après avoir lu ce récit, je demande aux musulmans s’ils y voient une hyperbole. Non, car vous avez vu que Muhammad a littéralement brûlé les yeux de ces hommes avec des clous brûlants. Muhammad aurait pu choisir d’exiler ces hommes plutôt que de les torturer, car le Coran, chapitre 5 verset 33, dit que pour punir un criminel, l’exiler est une option possible. Mais Muhammad a choisi le plus brutal des châtiments possibles: la torture et le feu.

Nous le voyons ici, les Musulmans sont forcés d’admettre que Muhammad a réellement brûlé des gens. Alors, comment peuvent-ils prétendre qu’il est interdit de brûler des gens en Islam ? Eh bien, apparemment, Muhammad aurait par la suite changé d’avis et interdit cette pratique barbare. (suite…)

Le djihad offensif démasqué par The Masked Arab

Nous venons de traduire une nouvelle vidéo de The Masked Arab. Il s’agit du troisième épisode de la série « Islam & Etat islamique » consacré au djihad offensif.

En regardant cet épisode, nous apprenons que le combat dans le sentier d’Allah est une prescription coranique et que ceux qui s’y refusent sont traités d’hypocrites méritant les pires châtiments de l’enfer. Nous apprenons également que l’appel à la paix ne doit pas être fait alors que l’islam est en position de force, mais uniquement quand l’islam est faible, suivant ainsi la logique de Muhammad.

En effet, ce dernier a agi de la sorte : à La Mecque, alors faible en armes et en hommes –il n’a réussi à convertir qu’une poignée de personnes sur une dizaine d’années- il n’hésitait pas à appeler à la paix. Mais une fois qu’il s’est établi à Médine, a obtenu l’appui des Aws et des Khazraj ainsi que celui des Saalik, ces bandits de grand chemin, Muhammad a passé les huit dernières années de sa vie à mener des guerres offensives contre les mécréants.

Mais surtout, nous apprenons dans cette vidéo qu’un bon nombre de savants musulmans disent que le djihad offensif est prescrit à jamais et ne doit cesser qu’à l’heure du Jugement Dernier. En fait, l’extrême majorité des exégèses islamiques, qui servent de bases de formation à tous les imams, sont sur cette ligne.

 

Le voyage nocturne ou l’islamisation de Jérusalem

Muhammad sur sa jument lors du Voyage nocturne qui l’aurait relié, par la voie du Ciel, de La Mecque à Jérusalem.

Cnv7lvIWEAAZTbn.jpg

Cet épisode légendaire est tiré de mythes anciens: la jument ailée de Muhammad (al-burāq) est similaire à la figure de Pégase. Dans la mythologie grecque, Zeus avait chargé Pégase de porter la foudre et les éclairs. Or, al-burāq provient de barq, qui signifie éclair. Notons aussi que le mot Pégase est lui-même tiré du mot louvite « pihassassa » qui renvoie à l’éclair et à la foudre.

Le Voyage nocturne est en fait un développement exégétique du premier verset de la sourate 17 (al-Isra):

Ce verset a subi, sous le règne et à l’instigation de ʿAbd Al-Malik (m. 705) une interpolation, dont les motivations sont d’ordre politique. A l’origine, le verset 17.1 se terminait par « nuit » (laylan), la rime étant ainsi en -an, comme d’ailleurs l’ensemble de la sourate.

Originellement, le verset n’avait rien à voir avec Muhammad. Il faisait référence à la sortie d’Égypte des Hébreux, le Serviteur étant Moise. Le calife ʿAbd Al-Malik fit réécrire le verset et mentionner la Mosquée al-aqsa de Jérusalem (qui n’existait pas à l’époque de Muhammad!)

Pour comprendre le but de cette opération, il faut savoir que le proto-islam était, à cette époque, en proie à de profondes divisions. ʿAbd Al-Malik, calife installé à Damas, faisait face à son redoutable concurrent, le calife az-Zubayr, qui prit place à La Mecque.

Il fallait donc, pour ʿAbd Al-Malik, rendre attractif le pèlerinage de Jérusalem, concurrent au pèlerinage de La Mecque. C’est ainsi qu’il fit édifier à Jérusalem la Mosquée al-Aqsa, liée à Muhammad grâce au Voyage nocturne et l’interpolation du verset 17.1.


Plus d’informations:

1. Edouard-Marie Gallez et Muhammed Lamsiah, « Suspicions de manipulation idéologique et codicologie »: approche synthétique provisoire », [en ligne] http://www.lemessieetsonprophete.com/annexes/alterations-et-codicologie-coraniques.htm
2. Hamed Abdel-Samad et Muhammed Lamsiah, épisode 50 de « Box Of Islam » [en ligne] https://www.youtube.com/watch?v=3caGzNr9jwU